Chroniques

Le Restaurant de l’amour retrouvé – Ito Ogawa

Une jeune femme de vingt-cinq ans perd la voix à la suite d’un chagrin d’amour, revient malgré elle chez sa mère, figure fantasque vivant avec un cochon apprivoisé, et découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des plats médités et préparés comme une prière.
Rinco cueille des grenades juchée sur un arbre, visite un champ de navets enfouis sous la neige, et invente pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.
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Premier livre que j’arrive à terminer depuis le mois d’avril. C’est un véritable renouveau.
Lire ce livre c’est un peu comme boire une grande tasse de thé au fruit rouge après une dure journée. Réconfortant. On ne s’arrête pas sur le superflu, pas de descriptions détaillées des personnages ou de leur caractères, mais de la nature, de la simplicité et de l’amour. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que si tout le monde pouvait vivre comme Rinko (« l’héroïne »), tout le monde serait heureux. Vivre de sa passion, voir les jours, les saisons passer avec douceur, apprécier les choses simples de la nature, s’émerveiller de ce qu’elle nous offre, d’un simple papillon qui passe ! Être paisible et aimer la vie. Simplement.
Je me vois bien un jour, partir à la campagne, ouvrir une petite librairie de village, rencontrer des gens, former une communauté, discuter, partager, apprécier l’instant présent et les moments futiles. Exactement comme Rinko, commencer une nouvelle vie. Ça pourrait être en ouvrant un restaurant, en adoptant un enfant, en partant vivre dans un pays étranger … N’importe, mais on éprouvera toujours ce sentiment de liberté et de bien être profond. Avoir l’impression d’être à sa place, d’avoir fait le bon choix. C’est ça que j’ai ressentie en lisant ce roman, un profond sentiment de bien être et de joie à découvrir les joies et les doutes de cette chef dans sa petite cuisine de L’Escargot.
Un chouette nom pour un restaurant pas comme les autres, où le client et aimé et accueilli avec le parfum du thé et du kimchi mariné. De la veuve éplorée, aux jeunes adolescent à l’histoire d’amour naissante, tout le monde passe par ce restaurant et en ressors heureux et vivant. Après tout ne dit on pas que la nourriture guérit tous les maux. Où est ce l’amour ?  je ne m’en souviens plus. Mais après tout, quand on cuisine on le fait avec amour, et c’est ça qu’on apprécie, la cuisine du cœur, assaisonnée avec une touche de piment ou une pointe d’amertume. Donnant goût à notre vie.
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